Chaque chronique présente des conseils concrets pour mieux comprendre les blessures courantes, le rôle de la physiothérapie et des stratégies simples pour récupérer en sécurité.
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18 juin 2026
La fasciite plantaire est l’une des douleurs au pied les plus fréquentes, touchant environ une personne sur dix au cours de sa vie. Cette chronique explique ce qu’est réellement cette affection, pourquoi la douleur est souvent plus intense lors des premiers pas du matin et, surtout, quelles sont les stratégies les plus efficaces pour favoriser la guérison.
La fasciite plantaire correspond à une irritation aiguë du fascia plantaire, une bande de tissu fibreux située sous le pied qui relie le talon aux orteils. Cette structure joue un rôle essentiel dans le maintien de l’arche plantaire et absorbe les contraintes à chaque pas. Lorsqu’elle devient irritée, une douleur vive apparaît sous le talon, particulièrement lors des premiers pas du matin.
Pendant la nuit, le fascia plantaire est peu sollicité et demeure dans une position légèrement raccourcie. Au réveil, lorsque le pied supporte soudainement le poids du corps, les fibres irritées sont remises en tension, provoquant une douleur importante. Après quelques minutes de marche, le tissu se réchauffe progressivement et la douleur tend généralement à diminuer.
La fasciite plantaire survient habituellement lorsque les contraintes appliquées au fascia dépassent sa capacité d’adaptation. Une augmentation rapide de la marche, de la course à pied ou du temps passé debout constitue une cause fréquente. Une prise de poids, une raideur du mollet ou du tendon d’Achille, une diminution de la mobilité de la cheville ainsi qu’une faiblesse des muscles du pied peuvent également contribuer au développement du problème.
La première étape consiste à diminuer temporairement les activités qui aggravent la douleur tout en demeurant actif. Le port de chaussures offrant un bon soutien de l’arche plantaire et le massage de la plante du pied peuvent également contribuer à réduire l’irritation.
La deuxième étape vise à améliorer la mobilité du mollet, du tendon d’Achille et du fascia plantaire à l’aide d’exercices d’étirement réalisés régulièrement.
La troisième étape, souvent la plus importante, consiste à renforcer progressivement les muscles du mollet et du pied. Les montées sur la pointe des pieds représentent un exercice simple et efficace permettant d’augmenter la capacité du fascia à tolérer les charges quotidiennes.
Si aucune amélioration de l’intensité, de la fréquence ou de la durée de la douleur n’est observée après environ trois semaines d’exercices, une évaluation en physiothérapie est recommandée. Le traitement peut alors être adapté aux besoins spécifiques de chaque personne grâce à des techniques de thérapie manuelle, des exercices ciblés, du taping de soutien ou des programmes de réadaptation plus avancés.
La majorité des personnes récupèrent favorablement lorsqu’elles comprennent la nature du problème et appliquent les bonnes stratégies dès les premières semaines.
Souvenez-vous : les petits mouvements créent de grands changements.
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21 mai 2026
Les engourdissements aux mains et les douleurs au genou font partie des problématiques les plus fréquentes observées chez les cyclistes, autant chez les débutants que chez les sportifs plus expérimentés. Cette chronique présente les principaux mécanismes responsables de ces blessures, les ajustements pouvant parfois être apportés directement au vélo ainsi que le rôle de la physiothérapie dans le traitement et la prévention de ces inconforts.
Les engourdissements, picotements, fourmillements ou pertes de sensation dans les doigts sont souvent causés par une irritation ou une compression nerveuse liée à une pression excessive sur le guidon ou aux vibrations répétées du vélo. Dans le jargon médical, cette problématique est appelée neuropathie du cycliste, alors que le terme populaire utilisé est souvent « paralysie du guidon ». Les zones de compression les plus fréquentes se situent au niveau du poignet et du coude.
Plusieurs facteurs liés au positionnement du cycliste peuvent augmenter les contraintes sur les mains, notamment un guidon trop éloigné ou trop bas, une selle trop reculée ainsi qu’un manque de variation des positions des mains pendant les sorties. Une progression trop rapide du volume d’entraînement peut également contribuer au développement des symptômes.
Lorsque les symptômes persistent ou qu’une perte de force apparaît, une évaluation en physiothérapie permet d’identifier le nerf atteint ainsi que les causes mécaniques impliquées. L’évaluation peut mettre en évidence des restrictions de mobilité, des tensions musculaires, des blocages articulaires, des problèmes de posture ou certaines faiblesses musculaires contribuant à l’irritation nerveuse.
Le traitement peut inclure de la thérapie manuelle, des exercices de mobilité nerveuse, du renforcement musculaire ainsi que des recommandations concernant le positionnement sur le vélo.
Le syndrome de la bandelette ilio-tibiale représente l’une des blessures les plus fréquentes chez les cyclistes. Cette douleur apparaît généralement sur le côté externe du genou, souvent après un certain temps de pédalage ou lors des longues sorties et des montées.
Cette problématique survient lorsqu’une surcharge répétée provoque une irritation des tissus situés sous la bandelette ilio-tibiale. Plusieurs facteurs peuvent contribuer à cette surcharge, dont un mauvais ajustement de la selle ou des cales, une progression d’entraînement trop rapide, ainsi que certains déficits de stabilité ou de mobilité.
L’approche en physiothérapie vise principalement à identifier les causes de la surcharge mécanique au niveau du genou. Les évaluations révèlent fréquemment une faiblesse des muscles fessiers, un manque de stabilité du bassin ou certaines raideurs au niveau de la hanche et de la cheville.
Le traitement consiste ensuite à corriger ces facteurs afin de permettre une reprise progressive du vélo tout en diminuant les contraintes sur les tissus irrités.
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23 avril 2026
Avec le retour du beau temps, plusieurs reprennent le vélo… et les inconforts aussi. Douleurs aux fesses, au cou et au bas du dos sont fréquentes en début de saison, mais elles sont généralement normales et liées à une perte d’adaptation du corps durant l’hiver.
Le corps s’adapte aux contraintes… à condition d’y aller progressivement. Reprendre avec de longues sorties trop rapidement dépasse la capacité des tissus et favorise les douleurs. Mieux vaut privilégier des sorties plus courtes et fréquentes, ou intégrer des pauses.
Très fréquentes, elles sont causées par la pression et la friction sur des tissus moins tolérants après l’hiver. Elles diminuent souvent d’elles-mêmes. Si elles persistent, il faut vérifier la hauteur de la selle, car une selle trop haute crée une instabilité du bassin.
Un point clé : une selle confortable n’est pas molle. Le confort vient d’un bon appui sur les ischions. Une selle trop rembourrée augmente plutôt la pression et les irritations.
Souvent liées à la posture, elles proviennent d’une extension excessive du cou pour regarder devant. Le truc : redresser légèrement le torse pour répartir la charge sur le haut du dos plutôt que de la concentrer au cou.
Fréquemment causées par des ischio-jambiers raides qui tirent sur le bassin à chaque coup de pédale. Ces micro-mouvements irritent le bas du dos, mais la situation s’améliore généralement avec l’adaptation.
Si les douleurs persistent malgré quelques sorties, un ajustement du vélo ou une consultation en physiothérapie peut être nécessaire pour corriger un manque de mobilité, de force ou d’endurance.
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26 mars 2026
Les douleurs au genou sont fréquentes et peuvent rapidement devenir inquiétantes, surtout lorsqu’elles limitent la marche, l’entraînement ou les activités du quotidien. Pourtant, dans la grande majorité des cas, elles ne sont pas graves et évoluent très bien avec une bonne prise en charge.
La douleur au genou apparaît souvent lorsque le corps dépasse sa capacité d’adaptation : trop, trop vite, trop fort ou trop longtemps. Les structures les plus souvent impliquées sont les tendons, les ménisques et les ligaments.
Bonne nouvelle : plusieurs blessures du genou, même certaines atteintes méniscales, guérissent très bien sans chirurgie grâce à une réadaptation bien adaptée.
Lorsqu’une blessure survient, on observe souvent de la douleur, du gonflement et une perte de mobilité. Ces réactions font partie du processus normal de protection et de guérison du corps.
Dans les premiers moments, il est conseillé de ne pas paniquer, d’utiliser une compression comme un bandage ou une genouillère, puis de favoriser un repos relatif pendant 24 à 48 heures avant de recommencer à bouger progressivement. Dans plusieurs cas, le corps améliore déjà beaucoup la situation en quelques jours.
Un point important à comprendre : le genou n’est pas toujours la source réelle du problème. En clinique, il faut aussi évaluer la cheville et la hanche, car une perte de mobilité à ces endroits peut forcer le genou à compenser et contribuer à la douleur.
Le traitement en physiothérapie vise à redonner une bonne mobilité au genou, mais aussi aux articulations voisines, puis à renforcer les muscles qui le protègent, notamment les quadriceps, les fessiers, les ischio-jambiers et les mollets.
L’objectif est de rendre la personne plus mobile, plus forte et mieux capable de tolérer les efforts imposés à son genou.
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26 février 2026
Les douleurs à l’épaule sont extrêmement fréquentes. En clinique, environ un client sur quatre consulte pour une douleur lorsqu’il lève le bras, ressent un pincement ou une sensation de blocage.
L’épaule est l’articulation la plus mobile du corps humain. Cette grande liberté de mouvement la rend aussi plus instable. La stabilité dépend principalement des muscles, puisque la surface de contact entre l’humérus et la scapula est relativement petite.
Les muscles de la coiffe des rotateurs permettent de garder la tête de l’humérus bien centrée. Lorsqu’ils fonctionnent moins bien, un pincement peut survenir et entraîner irritation et douleur.
La blessure la plus fréquente est la tendinite ou la tendinopathie. La tendinite est aiguë et inflammatoire, alors que la tendinopathie est plus chronique et liée à une usure progressive du tendon.
Les douleurs apparaissent souvent après des mouvements répétitifs, du travail avec les bras au-dessus de la tête ou une chute. D’autres structures peuvent aussi être impliquées, comme le tendon du biceps, la bourse ou la capsule articulaire.
La douleur ne vient pas toujours de l’épaule. Elle peut provenir du cou, notamment en cas d’irritation nerveuse, ou plus rarement d’une autre origine. Une douleur mécanique est généralement précise et liée au mouvement.
Il est essentiel de maintenir une bonne mobilité des épaules, surtout avec les postures voûtées fréquentes. De simples mouvements quotidiens peuvent aider à prévenir les douleurs.
Le repos relatif est recommandé. Il faut éviter l’immobilisation complète et continuer à bouger intelligemment en limitant les mouvements douloureux, les charges lourdes et les grandes amplitudes.
Si la douleur persiste, réveille la nuit ou limite les activités quotidiennes, il est préférable de consulter. La majorité des cas se traitent très bien avec des exercices adaptés.
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29 janvier 2026
Reprendre l’entraînement en janvier est une excellente décision pour la santé. L’activité physique améliore la force, protège les articulations, réduit le stress et peut diminuer jusqu’à 50 % le risque de maladies graves. L’entraînement est donc à la fois fonctionnel et préventif.
Un bon réchauffement prépare le corps à l’effort, améliore la performance et réduit le risque de blessure. Les charges, l’intensité et le volume doivent augmenter graduellement pour permettre au corps de s’adapter efficacement.
Un mouvement bien exécuté protège la colonne vertébrale, respecte les articulations et répartit mieux les charges. Une mauvaise technique peut sembler efficace à court terme, mais mène souvent à des blessures à long terme.
Le corps réagit mieux à des efforts réguliers et modérés. Une séance par semaine ne suffit pas à progresser, deux permettent surtout de maintenir, tandis qu’à partir de trois entraînements par semaine, les gains deviennent réels et durables.
Les deux sont utiles. Les charges plus lourdes stimulent les fibres responsables de la force et de la puissance, qui diminuent avec l’âge. Un entraînement en force est donc essentiel pour préserver l’autonomie à long terme.
En cas de blessure, un repos relatif est recommandé, suivi d’une reprise progressive du mouvement. Il est important d’éviter les exercices douloureux sans tomber dans l’inactivité. Si la douleur persiste, une consultation est recommandée.
Malgré la perte naturelle de masse musculaire avec l’âge, le corps conserve sa capacité d’adaptation toute la vie. Il est toujours possible de devenir plus fort.
L’entraînement ne vise pas à impressionner, mais à rester fort, autonome et en santé le plus longtemps possible.
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4 décembre 2025
La lombalgie (douleur lombaire) est très fréquente : environ quatre adultes sur cinq en souffriront au cours de leur vie. Au Centre TMO, il s’agit du motif de consultation numéro un en physiothérapie pour les troubles musculo-squelettiques.
L’imagerie montre souvent des signes de vieillissement comme l’arthrose ou des disques usés, même chez des personnes sans douleur. Ces changements ne sont généralement pas la cause directe de la douleur et peuvent parfois alimenter des inquiétudes inutiles.
La peur de bouger peut entraîner raideur, perte de force et déconditionnement, augmentant ainsi le risque de récidive. Plutôt que le repos complet, il est préférable de favoriser un retour progressif au mouvement.
Il est important d’écouter son corps, d’augmenter graduellement les charges et de renforcer les muscles du tronc, incluant les abdominaux, le dos et le bassin.
En cas de doute ou si la douleur persiste, il est recommandé de consulter un professionnel de la santé, comme un physiothérapeute.
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6 novembre 2025
Consulter en physiothérapie, c’est souvent une bonne idée bien avant que la douleur ne devienne persistante. Plus la consultation est précoce, plus la guérison est rapide et complète, en évitant les compensations qui peuvent entraîner d’autres douleurs.
On peut consulter pour des raideurs, des engourdissements, des pertes de force ou d’équilibre, des vertiges, des maux de tête ou des problèmes de mâchoire. La consultation préventive permet aussi d’éviter les blessures et d’optimiser la performance.
Pas besoin de billet du médecin pour consulter. Les vidéos d’exercices sur les réseaux sociaux ne remplacent jamais une évaluation individualisée.
Agir tôt permet de bouger mieux, plus longtemps et de façon adaptée à sa réalité.
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9 octobre 2025
Quand on se blesse, la question revient toujours : faut-il appliquer de la glace ou de la chaleur ? La réponse dépend du moment de la guérison. L’inflammation n’est pas notre ennemie, mais une alliée essentielle du processus de réparation.
Durant les 0 à 4 ou 5 premiers jours, il est préférable d’éviter à la fois la glace et la chaleur. On privilégie plutôt une compression douce pour soutenir le processus inflammatoire naturel.
La glace agit surtout comme un analgésique. Elle peut être utilisée si la douleur est ≥ 3/10, pour un soulagement temporaire. Une application de 15 minutes par heure au besoin est généralement suffisante.
Le Tylenol peut aider à contrôler la douleur sans nuire à la guérison. Les anti-inflammatoires, pris trop tôt, peuvent ralentir le processus de réparation et devraient être utilisés en dernier recours.
Après la phase aiguë, la chaleur devient utile pour améliorer la circulation, détendre les muscles et préparer le corps au mouvement, notamment avant l’exercice ou la physiothérapie.
Un cadre reconnu pour guider la récupération : Protection, Éducation, Avoid anti-inflammatoires, Compression, Élévation, Load, Optimism, Vascularisation, Exercice.
L’inflammation est un signal de réparation. Le corps est résilient et capable de se rétablir efficacement lorsqu’on l’accompagne de façon adaptée.
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11 septembre 2025
Le retour à l’école, c’est aussi le retour du sac à dos! Mais un sac trop lourd, mal ajusté ou de mauvaise grandeur peut rapidement causer des douleurs et des déséquilibres chez les jeunes.
Un sac mal choisi ou trop chargé peut entraîner des douleurs au cou, au dos et aux épaules, une mauvaise posture et même affecter la croissance. La colonne vertébrale des enfants est encore en développement, ce qui la rend plus vulnérable aux surcharges.
Le sac ne devrait pas dépasser 10 à 12 % du poids de l’enfant. Par exemple, un enfant de 60 lb ne devrait pas porter plus de 6 à 7 lb.
Participer à une course comme l’Army Run est une belle expérience. Une bonne préparation permet de réduire les risques de blessure et d’en profiter pleinement.
Diminuer le volume d’entraînement de 40 à 60 % une à deux semaines avant la course. L’objectif est d’arriver reposé, et non de s’améliorer à la dernière minute.
Ne rien changer d’important avant la course. Garder ses habitudes. Favoriser les glucides complexes et bien s’hydrater dans les 48 heures précédentes.
Éviter les étirements statiques. Privilégier un échauffement actif avec des mouvements dynamiques pour préparer le corps à l’effort.
Prendre 1 à 2 jours de repos avant de reprendre progressivement. Le vélo et la natation sont de bonnes alternatives sans impact. En cas de douleur persistante, consulter un physiothérapeute.
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